Le Roland SPD-SX est un multi-pad (multipad) : neuf pads en caoutchouc, proches d'un drum pad, déclenchent des samples, des boucles et des sons de batterie. Pour une utilisation sur scène ou en studio, ce produit de Roland, sorti en 2011 après son prédécesseur le SPD-S, se joue aux baguettes ou aux doigts et range ses fichiers WAVE et ses effets sur 16 Go, avec un casque, un écran LCD et des boutons pour régler le master.
Roland, société japonaise de matériel musical, le range dans sa série de pads d'échantillonnage, une gamme qui compte aussi le SPD-SX PRO, modèle plus récent annoncé en 2022 avec un plus grand écran couleur, pour une même qualité de jeu aux pads. Ce produit sert de drum kit compact, de la musique pop au live en groupe. Les accessoires du fabricant comprennent une housse, un support de pad, le PDS-20 ou le PDS-10, et la fixation APC-33 pour un pied de cymbale. Les effets ajoutent de la réverbération aux sons, un clic de métronome échantillonné s'écoute au casque, et l'emploi de Wave Manager, un logiciel gratuit pour Mac et Windows, sert à charger ses sons. Une vidéo de démonstration aide à juger l'emploi du multipad.
Un multipad, c'est quoi, et où se place le Roland SPD-SX ?
Le SPD-SX de Roland, un produit sorti en 2011, réunit dans un seul boîtier une boucle de basse, un son de piano ou un chœur, déclenchés sans logiciel depuis un pad. Roland le range parmi les pads d'échantillonnage : le SPD-SX lit des sons enregistrés, et le SPD-SX en enregistre de nouveaux.
Pour juger le jeu aux pads, une vidéo de démonstration ou un essai reste le meilleur moyen de sentir la réponse du produit ; le site du fabricant présente les fonctions de l'appareil, du réglage du master à la gestion des effets.
Un multipad est une planche plate recouverte de pads, chacun associé à un son. Dans la famille des percussions électroniques, il se situe entre la batterie électronique, qui reproduit un kit complet, et le simple pad d'entraînement. Le musicien frappe une surface, le module reconnaît le coup grâce à un capteur et joue le son affecté à ce pad.
Le Roland SPD-SX appartient à cette catégorie, signée de la marque japonaise Roland, au sein des instruments de percussion électroniques. Il pèse 2,5 kg pour 364 x 331 x 94 mm (largeur, profondeur, hauteur) : il se glisse dans un sac, se pose sur un pied ou se place à côté d'une batterie acoustique pour ajouter des boucles, des bruitages ou des percussions du monde.
Son usage tient en une idée : à chaque pad, un échantillon (un sample), c'est-à-dire un son préenregistré. Ce pad d'échantillonnage fait ainsi office d'échantillonneur de poche, et le sampling se pratique en direct. Ce peut être un coup de caisse claire, une phrase de basse, un chœur, une boucle de plusieurs mesures ou un enregistrement personnel. Le percussionniste construit ainsi un clavier de sons déclenchés à la main, sans passer par un ordinateur.
Neuf pads sensibles à la vélocité, extensibles par deux entrées
Les neuf pads du Roland SPD-SX sont en caoutchouc et sensibles à la vélocité : la force du coup modifie le volume du son joué. Chaque pad possède une diode rouge qui s'allume à la frappe et facilite la lecture sur une scène sombre.
Deux entrées de déclenchement permettent de brancher des pads supplémentaires. Avec un câble en Y, ces deux prises accueillent jusqu'à quatre pads externes : une cymbale électronique, un pad de grosse caisse ou un pad de sol posé à côté de l'instrument, par exemple. L'ensemble forme alors un petit dispositif de percussions autour du multipad. Une prise pour pédale ou commutateur au pied complète le tout, pour changer de kit ou lancer une boucle sans lâcher les baguettes.
Les pads sont assez durs pour supporter des baguettes et assez souples pour se jouer aux doigts ou à la paume. Cette double approche explique la présence du multipad chez des batteurs, des percussionnistes de musique du monde et des musiciens qui jouent des boucles en direct.
16 Go de mémoire : combien de samples et de boucles ?
La mémoire interne du Roland SPD-SX atteint 16 Go. Le fabricant annonce environ 25 heures d'enregistrement en stéréo, soit près de 50 heures en mono, en fichiers WAVE (WAV) ou AIFF de 16 bits et 44,1 kHz. Les 210 échantillons préchargés occupent une partie de cet espace, ce qui réduit d'autant la durée disponible. Le multipad gère jusqu'à 10 000 fichiers audio, sons d'usine compris.
Trois chemins permettent de remplir cette mémoire :
- l'échantillonnage en temps réel, depuis les entrées audio gauche et droite, avec un réglage de gain pour une source de niveau ligne ou un microphone ;
- le ré-échantillonnage interne, qui enregistre ce que le multipad joue lui-même, effets compris ;
- l'import de fichiers par le port USB, depuis un ordinateur ou depuis une clé branchée sur le second port.
Ce fonctionnement convient à celui qui veut jouer ses propres sons : une boucle de basse composée chez soi, une voix enregistrée en répétition ou une ambiance sonore pour un spectacle. Les sons préchargés servent de point de départ pour un premier essai, avant que les pads ne se remplissent de matériaux personnels.
100 kits, effets et polyphonie de 20 voix
Un kit regroupe les sons affectés aux pads. Le Roland SPD-SX en mémorise 100, dont 16 sont des presets d'usine. Il propose aussi des chaînes de kits : huit chaînes de 20 étapes, pour passer d'un morceau à l'autre d'un simple appui, dans l'ordre d'une set list.
Côté traitement du son, l'appareil embarque un effet général de 21 types accompagné d'un égaliseur, et deux effets de kit de 20 types chacun. Deux générateurs d'effets peuvent fonctionner en même temps. Ces réglages servent à ajouter de la réverbération à une percussion, à filtrer une boucle ou à coloriser un son échantillonné.
La polyphonie atteint 20 voix : vingt sons peuvent se superposer au maximum. Un échantillon long qui continue de sonner pendant que le musicien frappe d'autres pads consomme une voix, d'où l'intérêt de surveiller ce chiffre quand plusieurs boucles tournent en même temps.
Connectique : audio, MIDI et USB
Le tableau suivant reprend les principales entrées et sorties annoncées par le fabricant.
| Fonction | Prises |
|---|---|
| Sorties principales | Master gauche (mono) et droite |
| Sorties secondaires | Sub gauche (mono) et droite |
| Casque | Jack stéréo 6,35 mm |
| Entrées audio | Gauche (mono) et droite, avec réglage ligne/micro |
| Pads externes | Deux entrées de déclenchement (jusqu'à quatre pads) |
| MIDI | Entrée et sortie |
| USB | Port ordinateur (audio, MIDI, stockage) et port pour clé USB |
La double sortie principale et secondaire autorise un usage pratique : l'une part vers la sonorisation, l'autre vers un retour ou un enregistreur. Les prises MIDI relient le multipad à un synthétiseur ou à un séquenceur, pour déclencher d'autres sons ou piloter le Roland SPD-SX depuis un clavier. Le port ordinateur sert à l'échange de fichiers et à la liaison avec un logiciel de musique. Un écran graphique rétroéclairé de 128 x 64 points affiche les kits et les réglages. L'alimentation se fait par adaptateur secteur de 9 V.
Pour travailler avec un ordinateur, le port USB transmet l'audio et le MIDI et donne accès au stockage de masse. Le musicien peut ainsi préparer ses fichiers WAV ou AIFF dans un logiciel de montage, puis les copier dans le multipad avant un concert. Les prises MIDI relient aussi l'appareil à un clavier, à un séquenceur ou à un synthétiseur, dans un sens comme dans l'autre.
Pour quels musiciens ce multipad est-il pensé ?
Un multipad de ce type s'adresse d'abord au batteur ou au percussionniste qui souhaite élargir sa palette. Posé à gauche d'une batterie acoustique, il fournit des boucles, des sons de percussions et des effets que la batterie seule ne produit pas. Sur une scène, il se programme par morceau, et les chaînes de kits évitent de manipuler l'écran en plein jeu.
Le musicien qui compose seul y trouve aussi un instrument de jeu direct : enregistrer une phrase au microphone, l'affecter à un pad et la rejouer avec des nuances de frappe. Un enseignant de musique peut s'en servir pour des ateliers rythmiques, puisque chaque pad représente un son immédiatement identifiable.
Il ne remplace pas une batterie électronique complète pour apprendre la technique de la caisse claire, de la grosse caisse et des cymbales sur plusieurs surfaces de taille réelle. Il convient mieux comme complément ou comme instrument de percussion à part entière. Les caractéristiques détaillées et les mises à jour du système sont publiées par le fabricant sur la page officielle du Roland SPD-SX.
Cette fonctionnalité spécifique, lancer des boucles à la main, attire aussi des guitaristes et des joueurs d'instruments à vent, qui déclenchent un fond rythmique avant de jouer devant leur ampli. Le modèle s'inscrit dans une gamme diffusée à l'international, avec un sound et une prise en main proches d'une version à l'autre.
Sur scène et en studio : pads externes, pédale et casque
Sur scène, le Roland SPD-SX remplit un rôle d'outil de jeu rapide. Le percussionniste le pose sur un pied, à portée de main de sa batterie, et déclenche ses samples sans manipuler un ordinateur. La fonction la plus utile reste l'affectation d'un son à chaque pad : un bruitage, un chœur, une boucle de plusieurs mesures ou un coup de grosse caisse supplémentaire.
Les deux entrées de déclenchement reçoivent des pads externes, par exemple une cymbale ou une grosse caisse électroniques, qui s'ajoutent au multipad pour former un petit dispositif de jeu. La prise de pédale du Roland SPD-SX, elle, permet de changer de kit sans lâcher les baguettes. La sensibilité des pads à la vélocité donne à chaque frappe une dynamique naturelle, du pianissimo au fortissimo.
En studio ou en répétition, la sortie casque évite de déranger l'entourage : le musicien entend ses pads et ses boucles sans sonoriser la pièce. Les boutons de la face avant et l'écran LCD donnent accès aux kits, aux effets et au réglage du gain des entrées audio, utile pour échantillonner un microphone ou un instrument.
Du SPD-S au SPD-SX PRO : la lignée des multipads Roland
Roland, société japonaise fondée en 1972, a construit cette série sur plusieurs générations. Le SPD-S, sorti en 2003, est présenté par MusicRadar comme le premier appareil de la marque capable d'accueillir des fichiers audio de l'utilisateur. Le SPD-SX l'a remplacé en 2011 en reprenant ses fonctions, et une édition spéciale à stockage accru est apparue en 2020 selon cette même source.
Le SPD-SX PRO, annoncé en 2022, double la mémoire à 32 Go, passe à un écran couleur de 4,3 pouces et accepte jusqu'à huit pads ou déclencheurs externes. Le SPD-SX d'origine garde 16 Go, un écran monochrome de 128 x 64 points et quatre pads externes au maximum : il reste la version à comparer avec le PRO pour qui veut savoir si l'écart de mémoire et d'affichage compte pour son usage.
Accessoires et déclencheurs : support, housse et pédales
Le fabricant propose plusieurs accessoires pour le jeu en live : les supports de pad PDS-20 et PDS-10 pour poser l'appareil devant soi, la fixation APC-33 qui l'attache à un pied de cymbale, et la housse de transport CB-BSPDSX. Ces pièces servent au percussionniste qui déplace son matériel de la salle de répétition à la scène.
Côté déclencheurs, le SPD-SX accepte jusqu'à quatre pads externes et deux pédales de déclenchement au pied. Un pad externe peut être un pad de cymbale ou de grosse caisse électronique, et la pédale sert à changer de kit ou à lancer une boucle sans lâcher les baguettes. Tout ce matériel, ou hardware, se branche sur les entrées de la face arrière, y compris un commutateur au pied (footswitch) et un support de pad sur pied.
Dans la pratique musicale, le dispositif se complète au gré des besoins : un stand pour poser le multipad à hauteur de main, un pad de charleston ou de tom électronique à côté, puis la pédale. L'ensemble rappelle un petit multieffet de scène, puisque les effets s'appliquent aux sons des pads, et il s'intègre à une pratique musicale très variée, de la chanson au spectacle de rue.
Utiliser le SPD-SX : de Wave Manager au premier concert
La prise en main commence souvent par l'ordinateur. Le logiciel Wave Manager, proposé gratuitement par Roland pour Mac et Windows, permet de glisser-déposer des fichiers WAVE, de les affecter aux pads, d'organiser les kits et de tout sauvegarder. L'appareil se branche en USB, et les fichiers passent ensuite dans la mémoire interne.
- Préparer ses sons au format WAV ou AIFF, en 16 bits et 44,1 kHz.
- Les glisser dans Wave Manager, puis les affecter un par un aux pads.
- Régler la sensibilité de chaque pad, pour que le jeu aux doigts comme aux baguettes déclenche proprement.
- Enregistrer un clic de métronome ou une piste de repère, à écouter au casque pendant le concert.
- Mémoriser les kits dans l'ordre du morceau, puis les chaîner.
La diode rouge de chaque pad rend la lecture facile sur une scène sombre, et la sortie casque permet de répéter sans sonoriser la pièce. Utiliser le multipad en live demande surtout de la préparation : un kit bien construit évite de passer par l'écran en plein jeu.
Que jouer sur un multipad : charleston, tom, caisse claire et percussions
Un batteur affecte volontiers à ses pads un son de caisse claire, de tom, de charleston ou de cymbale, parfois deux sons de charleston, un ouvert et un fermé, puis complète avec des percussions du monde, des bruitages et des boucles. Contrairement à une batterie acoustique, les pads n'ont pas de peaux à accorder : la surface en caoutchouc reste identique d'un jour à l'autre, ce qui simplifie la préparation d'un concert.
Les sons se choisissent dans les kits d'usine ou dans des packs de sons au format WAV ou AIFF, les sound packs proposés par divers éditeurs, que l'on importe ensuite par l'ordinateur. Un grand nombre de pads de ce type se retrouvent dans les groupes de pop, de musique électronique et de musique du monde, où le percussionniste mêle instruments acoustiques et sons échantillonnés. Le réglage de sensibilité de chaque pad adapte la réponse au toucher, aux baguettes comme aux doigts.
Mode d'emploi, manuel et sonorisation : où trouver l'information
Le mode d'emploi du fabricant, disponible sous forme de manuel en PDF sur le site de Roland, reste le document de référence pour les paramètres détaillés. Il décrit les réglages des effets, la gestion des fichiers, la configuration des entrées de déclenchement et le fonctionnement de la sortie USB.
Pour la sonorisation, les sorties master et sub partent vers une console, un ampli ou une enceinte amplifiée, de manière que le multipad se règle comme n'importe quelle source de scène. Le rapport entre le volume des sons échantillonnés et celui de la batterie acoustique se règle sur place, avec le niveau de chaque sortie. Utiliser une sortie pour l'ampli de retour et l'autre pour la façade donne un mixage plus facile à contrôler.
Questions fréquentes sur le Roland SPD-SX et ses 16 Go de samples
Combien de pads possède le Roland SPD-SX ?
Le SPD-SX compte neuf pads intégrés. Deux entrées de déclenchement permettent d'ajouter jusqu'à quatre pads externes avec un câble en Y.
Peut-on enregistrer ses propres sons ?
Le multipad échantillonne en temps réel par ses entrées audio, ré-échantillonne ses propres sorties et accepte des fichiers WAV ou AIFF importés par USB, dans la limite de 10 000 fichiers.
Le SPD-SX se branche-t-il à un ordinateur ?
Un port USB ordinateur transmet l'audio, le MIDI et donne accès au stockage de masse. Des prises MIDI classiques relient aussi l'appareil à un clavier ou à un synthétiseur.
Peut-on le jouer avec les doigts ?
Les pads en caoutchouc sensibles à la vélocité répondent aux baguettes comme aux doigts et à la paume, la force du geste modifiant le volume.
